God, rejuvenate Okocha… we’ll give you Messi

Jay Jay Okocha a raccroché les crampons depuis un bail, en tout cas en Europe, car aux dernières nouvelles, l’Inde devrait prolonger le plaisir. Voilà 21 ans qu’Okocha a lancé sa carrière en Europe, c’était en Allemagne, en 3e division. L’équipe d’Onlysportall est largement revenue sur sa carrière, avec des impressions et sensations différents, focus.
Arthur / Sans plus : Il a un nom de plage du débarquement ou de biscuit au chocolat… Son prénom aurait pu lui ouvrir les portes du monde du mix et, aujourd’hui, avec du recul, on peut dire que c’est un missionnaire, et que si il avait pu changer de nationalité il l’aurait déjà fait même si il possède quand même un trophée olympique avec le Nigeria. Pour moi il a fait un bide à Paris puisqu’on attendait beaucoup plus de lui. De toute façon, il était roux à un moment, donc c’était d’ores et déjà voué à l’échec.
Camille/ Admirateur d’Okocha : Un super joueur, pour les plus jeunes qui ne l’ont pas connu, un peu comme Sessègnon, mais en plus décisif. Un mec tout en feintes, en frappes et en coiffures assez excentriques ! Aaaah les Nigérians et leur coiffures, qui ne se souvient pas de Taribo West, le collègue en équipe nationale de Jay Jay… Ce qui m’a aussi marqué chez Jay-Jay, c’est ce sens du voyage, son côté “citoyen du monde”, l’Allemagne avec l’Eintracht Francfort, le PSG, l’Angleterre, avec les Vagabonds de Bolton (destination obligée pour ce grand globe-trotter de Jay-Jay), mais aussi la Turquie, le Qatar, pour finir ces derniers temps en Inde, à Durgapur.
Nadim / Tout d’un drame romantique : Je l’ai surtout suivi lorsqu’il évoluait au PSG. Ses passements de jambe particuliers, sa puissance de frappe (son but sur un tir en pleine lucarne contre Bordeaux au bout de deux minutes de jeu alors que c’est son premier match avec Paris) et ses talonnades improbables. Ce joueur avait tout pour être un très grand. En 1998, le club de la capitale l’achète au Fenerbahçe 100 Millions de Francs (15 Millions d’Euros), c’est alors le plus gros transfert de l’histoire de la Ligue 1. Ses performances avec ce club furent assez inconstantes. Il débuta numéro 10 et finit milieur relayeur en laissant en 2002 son numéro au jeune Ronaldinho. Son départ à Bolton laissa un arrière goût de déception au club de la capitale, à l’image de Sessègnon l’an passé.
Quentin / Fan absolu : Une comète, oui, Okocha en a été une. L’histoire d’un Nigérian, extrêmement technique, voué à la virtuosité, mais incapable de se faire remarquer dignement pas une grosse écurie du football Européen. Qu’importe, Jay-Jay a toujours eu la banane, car si il a joué au plus haut niveau, lui paraissait s’en foutre, non pas de son club, car il a toujours tout donné, mais des règles tactiques ou bien des trophées. Il a toujours privilégié le beau geste, le dribble qui casserait un rein, la frappe pas possible, que se plier à une passe en retrait anodine, bref à l’ennui passager d’un footballeur. Son espèce de passement de jambe, il l’a sorti de ses tripes de gamin, de gosse de quartier d’Enugu, une pauvre ville du sud, où les habitants se tuent à l’exploitation du charbon. Son dribble court était juste phénoménal et sa vitesse de course était digne de celles de ses compatriotes. En 1991, lors d’une rencontre amateur qu’il dispute pour le plaisir, tout le monde est bluffé, dans le vent, abasourdi. Des recruteurs fument leur clope devant le petit terrain. Que se passa t-il dans la tête des gars du Borussia Neunkirchen, modeste club de 3e division Allemande, quand ils proposèrent au jeune Augustine Azuka un contrat, lui qui passait par là par hasard et qui ne parlait pas un mot d’Allemand. A 18 ans et des broutilles, il s’avère être indispensable à son nouveau club avec l’handicap d’être si loin de ses racines et pourtant, ses dribbles sont toujours aussi intenses ainsi que sa ferveur. Des joueurs atypiques, le monde du football moderne en a plus des tonnes. Jay-Jay y est passé, à sa manière, tout en feinte, en lumière mais sa trace dans le ciel n’a pas duré.
François / Le souvenir d’un magicien : Je l’ai repéré pendant la coupe du Monde 98 en France avec les Super Eagles du Nigéria, un mec techniquement hors-norme, capable de gestes de grandes classes. Il a débarqué à Panam première année post Denisot. Je me souviendrai toujours de la tête de Giresse le jour où Jay Jay a envoyé un missile dans la lucarne d’Ulrich Ramé un soir de Bordeaux-PSG ! Premier match, premier but… emballez c’est pesé ! Il a rapidement été adopté par le Parc, avant de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui en Angleterre à Bolton. Un magicien ! Un seul bémol, un palmarès pas à la hauteur de son talent.
Crédit Photo : Zimbio.com
Jay-Jay Okocha.
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