Girard, comme il se doigt

Sur le banc, on trouve de tout: des gentlemen fair-play à la Guardiola, des mous du genou à la Jacques Santini mais aussi des sanguins à la José Mourinho. Ce dernier groupe compte un adhérent de plus en la personne de René Girard.
A l'occasion de la deuxième journée de ligue des champions, Montpellier se déplaçait en Allemagne pour y affronter Schalke04. Dans cette compétition, chaque joueur ou entraîneur rêvent de s'y illustrer! Par le talent pour certains, par la connerie pour d'autres. Hier à Gelsenkirchen, Montpellier tient la dragée haute à l'équipe allemande. Certes menée 2 buts à 1, certes réduite à 10, les Héraultais sont loin d'être ridicules et ne sont pas là pour y faire de la figuration. Dans sa petite tête, René Girard se remémore les exploits de José Mourinho. Pas ceux réalisés sur le terrain par ses joueurs mais plutôt, ceux qui ont fait la réputation de fou furieux du Special One. Prenons par exemple, le doigt dans l'oeil de José sur Tito. Alors René élabore son plan tranquillement, posément. Nous sommes à la 90e minute de la partie. Les 50000 spectateurs ont assisté à une belle partition, ont savouré les 3 pions plantés par les deux équipes mais un goût d'inachevé subsiste. C'est à ce moment là que René sort sa carte "Pétage de plomb". Souleymane Camara égalise et permet à la Paillade d'arracher un nul et ce point qui les relance pour la qualif. Girard sort le grand jeu, saute dans tous les sens et adresse un splendide doigt d'honneur au banc allemand... En plus d'être pauvre en résultat européen, la France se serait bien passée de cette couverture médiatique qui fait le tour d'Europe, au moment où j'écris ces quelques lignes.
A l'heure actuelle, René n'est pas en train d'écrire une lettre d'excuse à Huub Stevens, le coach de Schalke. Il ne prépare pas non plus sa défense auprès de l'UEFA qui est susceptible de s'emparer de ce dossier. Il est tout simplement en train d'élaborer ses frasques futures. Le prochain rendez-vous européen aura lieu le 24 octobre à la Mosson face aux grecs de l'Olympiakos... Pourquoi ne pas tomber le pantalon, après tout, chez les Grecs, ça ne choquerait pas plus que ça...
François Mercier
Crédit photo: eurosport.fr
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